«Nous invitons la population à accepter le nouveau règlement des quotas et du contingentement (RQC) en votation le 11 mars prochain. Certes, ce projet n’est pas parfait, mais c’est un moindre mal si l’on souhaite garder le contrôle de l’évolution de la station dans les mains des citoyens des six communes du Haut-Plateau.» Comme le souligne Irénée Pralong, président de la Confrérie du bâtiment, la majorité des membres de l’association faîtière des entreprises de la construction de Crans- Montana a décidé récemment lors d’une assemblée extraordinaire de soutenir la nouvelle variante du projet intercommunal de règlement en matière de construction. «Il s’agit tout d’abord de permettre à Crans- Montana de se doter d’un outil de gestion du territoire réglable au gré de l’évolution du marché, sans imposition du canton ou de Berne. Sans cet organe, nous aurions sans doute été touchés par le moratoire sur la vente de résidences aux étrangers.»

Le paradoxe

Cette décision de l’association faîtière des entreprises de la construction de Crans-Montana reste toutefois surprenante, quand on sait que le RQC prévoit la diminution de 14’000 à 8000 les mètres carrés construits. «Nous craignons bien sûr les retombées pour notre secteur, mais, vu la situation économique et politique valaisanne, nous préférons aller vers une gestion raisonnable plutôt que d’être un jour complètement bloqués. Surtout que nos deux revendications ont été prises en compte, celle de l’introduction progressive des quotas et celle du développement durable.» En effet, si le RQC est accepté le 11 mars prochain, les promoteurs et les particuliers qui construisent selon les principesdu développement durable (au niveau économique, social et environnemental) se verront attribuer des boni. «Il s’agira d’un avantage soit financier, soit d’indice ou une toute autre forme que définira la charte de développement durable, qui sera mise en place en parallèle au règlement d’application du RQC.» Cette charte sera intégrée au règlement intercommunal des constructions.

Nadia Esposito, in Le Nouvelliste, mardi 6 février 2007. Photo Mamin