Alain Barbey: "J'ai fait un grand ménage"
Par Danielle, vendredi 16 mars 2007 à 06:47 :: Tourisme :: #242 :: rss
Alain Barbey dirige Crans-Montana Tourisme depuis le printemps 2006. En quelques mois, il a ouvert un grand chantier qui a pas mal bousculé le personnel et la manière de travailler. Aujourd’hui, les grandes modifications ont été réalisées, Crans-Montana Tourisme entre dans l’ère de la mise en route des nouveaux outils et des nouvelles directions prises. Interview.
Comment avez-vous été accueilli par le personnel de Crans-Montana Tourisme et par les partenaires de la station?
L’accueil a été très cordial, j’ai le sentiment que les gens m’ont donné ma chance, ils m’ont accueilli sans préjugé et j’ai d’emblée reçu le support inconditionnel de chacun. On attendait un nouveau directeur fédérateur et j’ai assumé ce rôle, même si j’ai peut-être aussi bousculé certains, surtout lorsqu’il s’agissait de se remettre continuellement en question. De mon côté je crois avoir su gagner la confiance des gens en ménageant les différentes sensibilités et en traduisant dans les faits mes propos.
Lorsque vous êtes arrivé, vous affirmiez que Crans-Montana souffrait d’un déficit d’image. Qu’avez-vous fait pour y remédier?
Nous avons travaillé sur le positionnement de Crans-Montana. A l’extérieur la station était ressentie comme un peu hautaine, arrogante, un lieu où il était difficile de s’insérer. Crans-Montana avait une image un peu vieillotte, sauf pour ce qui concerne le golf. Or il s’agit d’une belle station qui gagne à être mieux vendue. Il y avait tout à faire pour communiquer tout ce qui se passe à Crans-Montana. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les efforts portent leurs fruits, Crans-Montana a bonne presse. Il faut développer les relations publiques, créer des liens plus conviviaux, entretenir et développer les relations avec les médias.
Quels sont les principaux changements intervenus depuis votre arrivée?
Il a fallu commencer par un travail de profondeur pour remettre le client au centre des priorités. Quand je dis clients, je pense aux touristes mais aussi aux partenaires membres de CMT, aux autorités. Notre mission est d’être au service de ces gens, d’écouter, de fédérer. Ensuite il y a eu la réorganisation structurelle sur deux sites. Ce fut assez lourd. L’idée était de créer des flux de communication entre les différents départements auparavant éparpillés. Il fallait remettre les gens en osmose. Le cahier des charges de chacun a été redéfini de même que la mission de chaque département.
Vous avez modifié la stratégie marketing?
Nous faisons un marketing plus pragmatique, plus proche des gens. Nous avons réécrit le plan marketing pour qu’il soit aisé à comprendre par tous. Les commissions ont aussi réalisé de grands travaux. Concrètement, nous avons travaillé sur de nouvelles brochures, une destinée aux hôtes en station, une autre servant à la vente à l’extérieur. Nous communiquons beaucoup à travers les events. Ces grands événements qui ont lieu à Crans-Montana permettent de mettre en valeur la station; et les moyens de communication qu’ils ont à leur disposition sont largement supérieurs à ce que nous pouvons réaliser avec notre budget. Nous communiquons par exemple sur le Tour de Suisse cycliste qui ne vient certes qu’un jour à Crans-Montana, mais il s’agit de la seule étape romande, et les Suisses alémaniques (un de nos marché prioritaire) sont nombreux à suivre le Tour.
Vous parlez de créer une certaine logique dans le calendrier des manifestations, c’est-à-dire?
Nous essayons de regrouper des manifestations, par exemple L’Alex Moos, cette nouvelle course populaire cycliste, et la fête du 1er août. Idem pour le Marathon des Alpages et le Festirando. Le Tour de Suisse et les Ferrari Dream Days aussi seront rapprochés: des Ferrari seront dans la caravane du tour. Nous essayons d’éviter que ce soit le grand bazar. Notre président Hubert Bonvin a par exemple contribué à trouver un accord pour que les Sommets du Classique organisent leurs concerts en été et les Semaines Musicales en hiver. Nous voulons aussi contribuer à mettre en valeur le terroir qui est si proche de la station comme nulle part ailleurs. Nous avons la volonté de proposer quelque chose cet été.
Comment se développe le Régent?
Le Régent fête cette année son vingtième anniversaire, nous allons organiser notamment une journée porte ouverte pour marquer l’événement. Concernant la vente du centre de congrès, nous allons plus qu’auparavant chercher le client. Lorsqu’un contrat n’est pas signé, nous analysons pourquoi le client est allé ailleurs. Nous allons aussi désormais travailler avec des intermédiaires.
Comment va-t-être remplacé Crans-Montana Réservation?
Nous avons rencontré les hôteliers et les acteurs de la parahôtellerie pour travailler ensemble à une nouvelle formule pour la réservation de contingents confiés à Crans-Montana Tourisme, mais aussi à élargir et flexibiliser la palette de nos offres. Nous voulons aussi aider les hébergeurs à augmenter la qualité, c’est à cela aussi que sert Crans-Montan Tourisme. Nous élaborons avec eux un concept pour améliorer l’accueil. Cela concerne des petites choses qui ne coûtent pas cher, comme de mettre un panier de fruits dans la chambre. Il faut jouer la carte du service à la clientèle personnalisé.
Des améliorations ont été apportées à la gestion financière?
Oui, nous avons complètement revu le système d’encaissement des taxes. Pour disposer de liquidités à des coûts abordables, nous avons procédé à des emprunts bancaires. Les finances ont été assainies. En fait il n’y avait pas à proprement parlé un problème financier, mais des priorités à donner dans les encaissements. Côté budget, des économies ont été réalisées, notamment grâce à la restructuration des bureaux. Il y a encore un potentiel d’économies à faire. Il me reste une frustration: j’aurais souhaité que tout le personnel de Crans-Montana Tourisme soit rassemblé en un seul et même endroit. Question performance de l’équipe, ce serait mieux.
Le nombre de femmes parmi les cadres de Crans-Montana Tourisme a augmenté, était-ce volontaire?
S’il y a autant de femmes que d’hommes parmi les cadres, c’est voulu. Même si ce n’était pas un critère prioritaire, la possibilité s’est présentée et j’en suis heureux. Avoir un équilibre entre hommes et femmes est important pour le dynamisme de toute l’équipe.
Quelles sont les tâches principales pour le futur?
J’ai fait un «grand ménage» depuis mon arrivée, je crois que c’est ce qu’on attendait de moi. Maintenant il s’agit de consolider ce qui a été construit pour pérenniser à moyen et long terme. Il faut mettre en place les outils.
Une interview extraite du Rapport de gestion de Crans-Montana Tourisme.
L’accueil a été très cordial, j’ai le sentiment que les gens m’ont donné ma chance, ils m’ont accueilli sans préjugé et j’ai d’emblée reçu le support inconditionnel de chacun. On attendait un nouveau directeur fédérateur et j’ai assumé ce rôle, même si j’ai peut-être aussi bousculé certains, surtout lorsqu’il s’agissait de se remettre continuellement en question. De mon côté je crois avoir su gagner la confiance des gens en ménageant les différentes sensibilités et en traduisant dans les faits mes propos.
Lorsque vous êtes arrivé, vous affirmiez que Crans-Montana souffrait d’un déficit d’image. Qu’avez-vous fait pour y remédier?
Nous avons travaillé sur le positionnement de Crans-Montana. A l’extérieur la station était ressentie comme un peu hautaine, arrogante, un lieu où il était difficile de s’insérer. Crans-Montana avait une image un peu vieillotte, sauf pour ce qui concerne le golf. Or il s’agit d’une belle station qui gagne à être mieux vendue. Il y avait tout à faire pour communiquer tout ce qui se passe à Crans-Montana. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les efforts portent leurs fruits, Crans-Montana a bonne presse. Il faut développer les relations publiques, créer des liens plus conviviaux, entretenir et développer les relations avec les médias.
Quels sont les principaux changements intervenus depuis votre arrivée?
Il a fallu commencer par un travail de profondeur pour remettre le client au centre des priorités. Quand je dis clients, je pense aux touristes mais aussi aux partenaires membres de CMT, aux autorités. Notre mission est d’être au service de ces gens, d’écouter, de fédérer. Ensuite il y a eu la réorganisation structurelle sur deux sites. Ce fut assez lourd. L’idée était de créer des flux de communication entre les différents départements auparavant éparpillés. Il fallait remettre les gens en osmose. Le cahier des charges de chacun a été redéfini de même que la mission de chaque département.
Vous avez modifié la stratégie marketing?
Nous faisons un marketing plus pragmatique, plus proche des gens. Nous avons réécrit le plan marketing pour qu’il soit aisé à comprendre par tous. Les commissions ont aussi réalisé de grands travaux. Concrètement, nous avons travaillé sur de nouvelles brochures, une destinée aux hôtes en station, une autre servant à la vente à l’extérieur. Nous communiquons beaucoup à travers les events. Ces grands événements qui ont lieu à Crans-Montana permettent de mettre en valeur la station; et les moyens de communication qu’ils ont à leur disposition sont largement supérieurs à ce que nous pouvons réaliser avec notre budget. Nous communiquons par exemple sur le Tour de Suisse cycliste qui ne vient certes qu’un jour à Crans-Montana, mais il s’agit de la seule étape romande, et les Suisses alémaniques (un de nos marché prioritaire) sont nombreux à suivre le Tour.
Vous parlez de créer une certaine logique dans le calendrier des manifestations, c’est-à-dire?
Nous essayons de regrouper des manifestations, par exemple L’Alex Moos, cette nouvelle course populaire cycliste, et la fête du 1er août. Idem pour le Marathon des Alpages et le Festirando. Le Tour de Suisse et les Ferrari Dream Days aussi seront rapprochés: des Ferrari seront dans la caravane du tour. Nous essayons d’éviter que ce soit le grand bazar. Notre président Hubert Bonvin a par exemple contribué à trouver un accord pour que les Sommets du Classique organisent leurs concerts en été et les Semaines Musicales en hiver. Nous voulons aussi contribuer à mettre en valeur le terroir qui est si proche de la station comme nulle part ailleurs. Nous avons la volonté de proposer quelque chose cet été.
Comment se développe le Régent?
Le Régent fête cette année son vingtième anniversaire, nous allons organiser notamment une journée porte ouverte pour marquer l’événement. Concernant la vente du centre de congrès, nous allons plus qu’auparavant chercher le client. Lorsqu’un contrat n’est pas signé, nous analysons pourquoi le client est allé ailleurs. Nous allons aussi désormais travailler avec des intermédiaires.
Comment va-t-être remplacé Crans-Montana Réservation?
Nous avons rencontré les hôteliers et les acteurs de la parahôtellerie pour travailler ensemble à une nouvelle formule pour la réservation de contingents confiés à Crans-Montana Tourisme, mais aussi à élargir et flexibiliser la palette de nos offres. Nous voulons aussi aider les hébergeurs à augmenter la qualité, c’est à cela aussi que sert Crans-Montan Tourisme. Nous élaborons avec eux un concept pour améliorer l’accueil. Cela concerne des petites choses qui ne coûtent pas cher, comme de mettre un panier de fruits dans la chambre. Il faut jouer la carte du service à la clientèle personnalisé.
Des améliorations ont été apportées à la gestion financière?
Oui, nous avons complètement revu le système d’encaissement des taxes. Pour disposer de liquidités à des coûts abordables, nous avons procédé à des emprunts bancaires. Les finances ont été assainies. En fait il n’y avait pas à proprement parlé un problème financier, mais des priorités à donner dans les encaissements. Côté budget, des économies ont été réalisées, notamment grâce à la restructuration des bureaux. Il y a encore un potentiel d’économies à faire. Il me reste une frustration: j’aurais souhaité que tout le personnel de Crans-Montana Tourisme soit rassemblé en un seul et même endroit. Question performance de l’équipe, ce serait mieux.
Le nombre de femmes parmi les cadres de Crans-Montana Tourisme a augmenté, était-ce volontaire?
S’il y a autant de femmes que d’hommes parmi les cadres, c’est voulu. Même si ce n’était pas un critère prioritaire, la possibilité s’est présentée et j’en suis heureux. Avoir un équilibre entre hommes et femmes est important pour le dynamisme de toute l’équipe.
Quelles sont les tâches principales pour le futur?
J’ai fait un «grand ménage» depuis mon arrivée, je crois que c’est ce qu’on attendait de moi. Maintenant il s’agit de consolider ce qui a été construit pour pérenniser à moyen et long terme. Il faut mettre en place les outils.
Une interview extraite du Rapport de gestion de Crans-Montana Tourisme.
- A lire aussi, l'interview du président de Crans-Montana Tourisme, Hubert Bonvin.
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