Ramuz: une journée de commémoration ce samedi
Par Danielle, jeudi 23 août 2007 à 17:18 :: Culture :: #507 :: rss
Programme du samedi 25 août 2007
(Le matin à la salle bourgeoisiale de Lens, l’après-midi à la salle de gym de l’école de Lens
puis au cinéma de Crans)
Salle bourgeoisiale de Lens
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10 h 30: assemblée générale de l’Association Les Amis de Muret
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11 h 00: Conférence ouverte au public: «Chargée d’inventaire d’Albert Muret, une collection en devenir», par Sylvie Doriot Galofaro
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12 h15: Repas au Café du Monument à Lens - sur inscription. Le menu sera réalisé selon les chroniques gastronomiques d’Albert Muret. (Prix: 50 francs)
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Possibilité de visiter le musée Le Grand Lens de 12 h 30 à 13 h 45 (entrée libre)
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14 h 00: Conférences par Noël Cordonier «Jean-Luc persécuté et le mal d’aimer» et Christophe Flubacher, historien d’art. (salle de gym du Louché à Lens)
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15 h 30: Projection de «Jean-Luc persécuté», de Claude Goretta (salle de gym du Louché à Lens)
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17 h 00 : Invitation à visiter le musée du Grand Lens
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18.15: Projection de «Si le soleil ne revenait pas» de Claude Goretta, au Cinéma de Crans-Montana (entrée 10 francs)
Attention: Pour prendre part au repas, il faut s'inscrire auprès de Mme Elisabeth Pralong, au 027 483 54 44 (ou eliz.pralong@netplus.ch)
Résumés des films:
- Jean-Luc persécuté, Claude Goretta, 1966, 92 minutes, noir-blanc
Des pas dans la neige retrouvent d’autres pas. Rencontre dans un raccard valaisan. Soupçonnant que son épouse Christine (Frédérique Meininger) le trompe avec Augustin (Philippe Mentha), Jean-Luc (Maurice Garrel) retourne chez sa mère avec leur fils Henri. Deux mois plus tard, il lui pardonne pour vivre un bonheur éphémère. La scène du « colin maillard » permet d’entrevoir la dureté des rapports humains. Christine attend un enfant d’Augustin. Fou de rage, Jean-Luc la chasse et reste seul avec leur petit Henri et sombre dans l’alcool. Le roman de Ramuz a comme cadre Lens et le Louché d’où se noiera Henri. Goretta choisit le Val d’Hérens. La folie gagne Jean-Luc qui continue à parler à son fils. Les villageois, perplexes, s’habituent à son étrange comportement. Un jour, Jean-Luc aperçoit Christine allaitant son deuxième enfant. Jaloux, il lui conseille de quitter le village, mais elle ne le prend pas au sérieux. Vengeance particulièrement insoutenable dans le film : Goretta met en scène l’incendie raconté par Ramuz, pour amener le spectateur à entrer dans le monde de Jean-Luc.
- Si le Soleil ne revenait pas. Film de Claude Goretta, 1987 (112 min.)
Même ici où on ne voit pas le soleil pendant six mois, on le sent qui est là, derrière les montagnes, et envoie en délégation ses couleurs, qui sont le rose pâle, le jaune clair, le roux, dont un pinceau minutieux revêt autour de vous les pentes. La neige sur les toits est comme du linge qu'on vient de passer au bleu; […] (C.F. Ramuz)
Charles Vanel - Anzévui - est l’âme du film de Claude Goretta, Si le Soleil ne revenait pas (112 min). Prophète et sorcier d’un village valaisan qu’on croit connaître, il nous prédit la fin du soleil. Nous sommes en 1937 à une époque où les villageois écoutent la seule radio au café du village : les nouvelles de la guerre civile espagnole sont alarmantes et paraissent confirmer les prédictions d’Anzévui qui répètent qu’au printemps, le soleil ne reviendra plus. La radio évoque aussi que l’astre solaire a maintenant d’étranges taches. Cette menace bouleverse les habitants de ce village niché dans une vallée qui ne reçoit jamais directement le soleil d’octobre à avril. La peur gagne les villageois comme Arlettaz - magnifique Philippe Léotard – qui s’adonne à la boisson, vend son champ pour une bouchée de pain à Follonier (Claude Evrard). Même le curé ne monte plus au village ! Le fils Métrailler décide de grimper pour voir le soleil. On le retrouvera mort dans une crevasse.
Le cinéaste Claude Goretta grimpe à Imfeld dans le Haut-Valais (Binntal) et filme un village habité par une douzaine d’habitants seulement, les derniers qui résistent à la peur des avalanches. Il montre que seule Isabelle (Catherine Mouchet), déçue par son mari Cyprien, refusant l’idée de la mort, décide de monter chercher le soleil, en face d’une société ensevelie sous la superstition qui ne réagit plus, comme le personnage d’Arlettaz qui boit et attend la mort.
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