Florilège de citations:


«Nous avons assisté à la meilleure édition de ces cinq dernières années»,
s'est félicité Yves Mittaz, directeur du tournoi que cite Le Temps. "Les conditions n'ont jamais été aussi bonnes, a ainsi déclaré Bradley Dredge au jouranliste (il est le vainqueur du tournoi l'an dernier.) Les greens sont plus tendres qu'avant. Ils permettent des putts et une approche plus précis. Même les greens des trous 10, 13 et 16, très exposés au soleil, et où la balle rebondissait beaucoup après l'impact, s'avèrent plus agréables à jouer.»

«Un terrain à flanc de montagne, ce n'est pas commun pour un golf... Sur ce parcours exigeant, une erreur peut vous punir davantage qu'à l'accoutumée. Mais si les conditions sont bonnes, comme c'est actuellement le cas, ça change tout! Les fairways et les greens se sont comportés de façon fantastique. Ce fut une excellente surprise.» C'est l'Anglais Lee Westwood qui l'a dit.

Responsable de l'entretien du parcours de Crans, Jean-Bernard Mittaz confirme: «Tous les joueurs que j'ai rencontrés sont enchantés. L'acquisition d'une nouvelle machine, en début de saison, nous a permis de travailler plus profondément que d'habitude, explique le greenkeeper valaisan. Nous avons effectué un gros travail d'aération mécanique en retirant un maximum de feutre (ndlr: brins d'herbe coupés entrecroisés, situés sous la surface du green).»

La fête a donc été belle, mais "seulement" 48000 spectateurs, contre 52500 l'année passée, se sont pressés au bord des greens. «Cinq joueurs de la Ryder Cup figuraient pourtant à l'affiche, soupire Yves Mittaz, mais en l'absence d'une vraie star, il reste difficile d'intéresser le grand public. En Suisse, nous n'avons pas la culture du golf, ajoute le directeur, fataliste. Les organisateurs de tournois de tennis ne rencontrent pas le même problème.»

La création cette année de la FedEx Cup aux Etats-Unis, organisée aux mêmes dates que l'European Master, a encore compliqué les affaires du Valaisan. Le vainqueur y empoche 10 millions de dollars, soit vingt fois plus qu'à Crans-Montana. «Nous pensions que toutes les têtes d'affiche allaient nous filer entre les doigts, mais finalement, cela n'a pas été le cas.» Même soulagement pour Stephen Urquhart, président d'Omega, sponsor principal du tournoi: «En ce qui nous concerne, il n'est pas concevable de rivaliser avec le Tour américain au niveau financier. Malgré cette concurrence, notre plateau 2007 était d'excellente qualité.»

Retrouvez la totalité de cet article sur le site du Temps.