Le quotidien romand revient sur les projets de l'Egyptien Sawiris pour Andermatt et du Russe Polonski pour Crans-Montana. ils en sont certes à des stades d'aboutissement divers, écrit l'éditorialiste, "mais ils illustrent tous deux les chances et les dangers auxquels les Alpes suisses vont être confrontées dans ces cas et bien d'autres."
Yelmarc Roulet y voit une chance, "car le domaine touristique alpin suisse n'a pas à faire la fine bouche en matière de relance. Il n'y a pas que le sourire qui puisse manquer à l'accueil. Les installations sportives sont loin d'être au top, le parc hôtelier est souvent défraîchi."

Cela implique un débat de fond sur la Lex Koller, comme l'écrivait déjà jeudi dernier L'Hebdo.
"Mais leur enjeu réside surtout dans leur validité d'ensemble et leur cohérence par rapport au développement projeté. Les villages de luxe ne doivent pas remettre en cause la familiarité des Alpes suisses, qui sont plus qu'une image, mais une valeur collective.

La dimension qualitative des grands projets devrait être la première à prendre en compte. Cela suppose un dialogue constant entre les promoteurs et les pouvoirs publics. Le financement privé-public ne trouverait-il pas du reste dans les Alpes de fructueuses applications? Les experts interrogés par «Le Temps» s'ingénient à calculer combien de ces grands complexes les Alpes suisses pourraient assimiler. Ce devrait être le premier pas d'une vision d'ensemble du tourisme alpin qui, seule, permettrait de s'élever au-dessus des égoïsmes cantonaux et des intérêts immédiats de stations en quête de rebond."
Lisez ensuite l'article de
Catherine Cossy, toujours dans Le Temps, elle fait la tournée des projets qui se bousculent dans les stations valaisannes et vaudoises et pose la question de savoir s'il y a là l'espoir d'un renouveau. C'est à lire sur le site web du Temps, ici.