Nitaya Faust et David Cottini font un carton avec leurs restaurants. Et ce n’est pas la cheffe Irma Dütsch, amie du couple, qui dira le contraire, elle qui vient de consacrer plusieurs pages de son récent livre aux recettes de Nitaya Faust qui cuisine les saveurs de son pays natal.

La même cuisine est proposée dans l’échoppe à l’emporter de Sierre et dans le restaurant branché de Crans-Montana. Un plat se paie 12 francs en plaine. De quoi ravir les nombreux étudiants de la ville. «Le coût de la nourriture thaïlandaise est bas», explique David Cottini qui compare sa gamme de prix à celle d’une pizzeria. Évidemment, au restaurant de Crans-Montana, les prix sont plus élevés. Comme le prouve les recettes présentées dans l’ouvrage d’Irma Dütsch, la cuisine thaïlandaise peut aussi viser la gastronomie. Et elle s’accomode avec une belle carte des vins.

Un succès inimaginable

Le succès dépasse tout ce que Nitaya Faust et David Cottini imaginaient, lors de l’ouverture du Taï du Pouchkine en juillet 2006; le take-away sierrois était, lui, déjà ouvert à ce moment-là. Certes, l’effet de mode que la cuisine thaïlandaise connaissait aux USA laissait prévoir un même engouement ici. Mais pas à ce point là! Durant les vacances de fin d’année, il a fallu doubler les services: «Durant cette période, nous avons même dû mettre un répondeur pour recevoir les appels et dire que nous étions complets!» Pourquoi pas, alors, s’agrandir? Au départ, le Pouchkine était un bar lounge avec quelques tables, finalement le restaurant a occupé tout l’espace. Il y a bien la terrasse… Mais David Cottini explique qu’ils veulent rester «petit»: expérience faite au restaurant de son père (Le Cervin et La Bergerie dont il s’occupe aussi), il sait ce qu’implique la gestion de grandes salles. A Sierre par contre, un espace de 25 places a été aménagé pour pouvoir manger sur place, façon self-service. Peut-être bien que Le Taï ouvrira quelque chose à Sion. «Pour l’été prochain, nous savons déjà devoir engager du personnel supplémentaire. Mais les permis pour faire venir des cuisiniers de Thaïlande sont difficiles à obtenir. Or c’est indispensable que la cuisine ”chante“ en thaï, ils doivent se retrouver entre eux», signale David Cottini.

Développement du catering

Cette cuisine, préparée à l’avance et avec beaucoup de minutie, demande aussi de l’espace. Nitaya Faust et David Cottini cherchent donc actuellement un endroit où centraliser cette production. Car il y a aussi le catering, autre branche de leur entreprise, qui marche très fort. Si la cuisine thaïlandaise est à la mode, risque-t-on de voir cet engouement passer? Non, assure David Cottini, confiant en l’avenir.

www.le-thai.ch




Le livre d'Irma Dütsch est en vente au restaurant









NB: cet article a été rédigé pour hotelrevue et a été publié jeudi dans le cahier français.