Nicolas Pisenti participera au Champs Open qui se déroulera à Crans-Montana du 1er au 10 février. Le Neuchâtelois possède de solides attaches sur le Haut-Plateau:

 

«C’est en quelque sorte mon camp de base .La station est l’un de mes sponsors. Donc je m’entraîne et je me repose à Crans-Montana. Nous avons également la chance de disposer d’un superbe snowpark à l’Aminona. En rapport avec l’argent investi, je peux dire que ces infrastructures sont vraiment excellentes.»

 

Agé de 24 ans, Nicolas Pisenti ne fait pas partie de la «baby generation» qui s’illustre parfois sur le circuit. Il a mis du temps avant d’arriver à maturité. Cela provient du fait qu’il a longtemps joué du hockey sur glace et qu’il ne s’est vraiment mis au snowboard à 100% que depuis deux ans.

 

«De toute manière, aujourd’hui, les riders qui gagnent sont âgés de 23 à 27 ans. Ceux qui commencent à percer très jeunes sont de risques de blessures et de démotivation en cours de route. Pour ma part, ma musculature est bien formée et je peux donc tenter des gros sauts sans trop de risques. Côté motivation, mon goût pour la compétition a eu le temps de se développer sur les patinoires.»

 

Les du Champs Open, le Valaisan d’adoption aimerait bien intégrer le top 25. Professionnel jusqu’à cet hiver, il a recommencé à travailler à 50%. Mais le snowboard reste toute sa vie et il sait que pour parvenir au sommet, il n’a pas vraiment le choix.

 

«Le niveau est devenu tel que nous ne pouvons plus nous contenter de suivre les saisons et de ranger nos outils au mois de mars. Nous devons nous préparer physiquement. Cela va des séances d’entraînement sur les glaciers à la pratique du vélo ou de la course à pied. Cet été par exemple, j’ai comptabilisé 50 jours de ride…»

 

Les sponsors: nerfs de la guerre

Nicolas Pisenti et ses collègues de glisse ont fait le choix de ne pas s’adjoindre d’entraîneurs. Ils se motivent mutuellement.

«Nous inventons chacun de nouvelles figures et les autres essaient de les reproduire. Nous effectuons également des séances vidéo, très utiles pour corriger nos défauts.»

Afin de pouvoir passer le plus de temps possible sur leur planche, les riders doivent absolument se trouver des sponsors. Le parcours le plus courant pour un jeune est de dénicher une marque de vêtement ou d’équipement de sport qui le prenne dans son team. Si vous vous rendez à Cry d’Er entre le 1er et le 10 février, vous allez très vite vous rendre compte que dans le milieu du freestyle, les tenues ont une importance prépondérante. Mais le plus impressionnant reste quand même la virtuosité des meilleurs compétiteurs du monde. C’est juste fou ce qu’ils sont capables de faire sur un big air ou dans un half-pipe.

 
Claude-Alain Zufferey, in le jds