Dans son édition du jour, le journal romand revient sur l'étude menée par Jurg Stettler de l'Institut d'économie touristique de Lucerne montre que chaque année la Suisse est le théâtre de 230'000 manifestations sportives, soit quelque 630 par jour ou 80 par commune. Ensemble, écrit Le Temps, toutes ces manifestations génèrent un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de francs et engendrent 5350 emplois à temps plein. "Pour les 68 principales, le poids économique atteint 355 millions. Pour les 14 principales enfin, cela frise les 200 millions de francs de retombées directes. (...) Pour les 14 grands organisateurs, le danger est là: la concurrence a les dents longues. A force de sueur et de passion, ils organisent des manifestations d'envergure mondiale, aux retombées majeures, mais sans obtenir l'appui souhaité des entreprises et des collectivités publiques. Des entreprises parce que la globalisation, la concurrence accrue, les fusions, les délocalisations de sièges assèchent le tissu des donateurs. Des collectivités publiques parce qu'elles privilégient d'autres événements. (...) Le fossé se creuse entre le soutien de l'Etat et les dépenses des organisateurs qui vont sans cesse croissantes. Le monde politique et l'opinion publique pensent que ces manifestations vont de soi. «Pire, ils supposent qu'au vu de certains cachets alloués aux champions pour décrocher leur présence, nos caisses sont bien remplies
», dit l'un d'eux."

Le soutien aux manifestations à Crans-Montana s'élève en 2008 à environ 2 millions de francs, dans le budget de l'Association des communes et de Crans-Montana Tourisme. S'ajoutent l'Etat du Valais, la Loterie romande, la Fondation du Casino, les sponsors, les mécènes, les sociétés qui aident en contre-prestations comme CMA SA... Ceux qui tiennent les cordons de la bourses dans chaque comité d'organisation savent combien il est difficile de boucler les comptes. Notre station, avec la grille d'évaluation des manifestations qui vient d'être présentée à l'Assemblée des délégués, on devrait commencer à voir plus clair et quantifier les retombées pour la région.

Pour revenir au journal Le Temps,
Ignace Jeannerat dans un commentaire intitulé "Le sport va compter ses adversaires", il
écrit ceci: "Le sport est un business. Si on pense que c'est important pour l'image du pays, alors il faut entretenir la compétitivité suisse. La question est donc posée: les Suisses sont ils prêts à soutenir davantage, à travers l'aide de l'Etat et des cantons, les grands événements sportifs organisés dans leur pays? Au nom des retombées d'image, de valeurs, et des impacts économiques avérés. L'appel de Swiss Top Sport est un acte courageux, justifié - sans Athletissima et le Weltklasse, que serait l'athlétisme dans notre pays? -, mais aussi risqué."

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