Snowboard: interview de Doug Atkinson qui a conçu le parcours du CHAMPS Open
Par Danielle, dimanche 10 février 2008 à 13:05 :: Sports et Loisirs :: #935 :: rss
Ne vous êtes-vous jamais demandé comment étaient conçus ces impressionnants terrains de jeu utilisé dans les compétitions de freestyle? Figurez-vous que c'est un Australien qui est en charge du dossier! Rencontre avec Douglas Atkinson, responsable notamment de la construction du parcours de slopestyle des Champs Open de Crans-Montana, qui se sont déroulés du 1 au 8 février dans la station valaisanne.
Douglas, un Australien dans les Alpes ce n'est pas commun. Comment vous êtes-vous aussi loin de votre terre natale à exercer un métier si particulier?
Je suis cuisinier de formation! (Rires.) Au départ j'étais un simple rider parmi d'autres. Au fil des compétitions que j'ai fait, j'étais souvent mécontent de la qualité des obstacles qui m'étaient proposés. Du coup, j'ai alors décidé de m'essayer moi-même à la construction de half-pipes et de sauts. Les organisateurs des événements ont vu que je faisais du bon boulot, et ça fait maintenant douze ans que ça dure.
Comment procédez-vous dans la conception et la réalisation de ces parcours?
On part à chaque fois de zéro. Chaque parcours doit être conçu en prenant en compte des facteurs comme le dénivelé ou encore l'ensoleillement de la piste. On conçoit ensuite des modèles en 3D avant d'attaquer la construction à proprement parler. Toute une équipe est alors sur le coup avec des machines et des pelles. Mais bien sûr, le résultat diffère toujours de la conception de base. Il y a une grande part d'improvisation et la neige est un matériau difficile à maîtriser. C'est d'ailleurs ce qui rend ce métier si intéressant.
Etes-vous à l'écoute des riders lors de ce travail?
Durant tout le processus je travaille en collaboration avec des freestylers. Leur avis est plus que précieux. Après tout, le parcours doit leur convenir si l'on veut que le spectacle aussi bien que la sécurité soient au rendez-vous. Cette collaboration est essentielle dans le bon déroulement d'une compétition.
Quelle est selon vous la limite, en termes de taille, de ces obstacles?
La limite est avant tout humaine. On ne peut pas faire subir de trop grandes forces au corps des athlètes. En termes de taille, cela représente des sauts d'au maximum 30 à 35 mètres. Au-delà, les contraintes physiques qui s'exercent deviennent trop grandes pour le commun des mortels.
Y a-t-il un parcours qui vous fait rêver?
Celui des X-Games aux Etats-Unis. Ils ont un budget et des moyens illimités. En plus de ça, ils font du très bon boulot. C'est vraiment très impressionnant.
Boulot mis à part, quelle est votre station préférée?
Crans-Montana bien sûr! (Rires.)

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